DEBUNK ! Attaquons-nous aujourd’hui à une croyance du développement personnel : “Il ne faut s’entourer QUE de personnes positives”.
Mais vous me connaissez, je vais nuancer 😉

Qui n’a pas entendu qu’il ne faut s’entourer QUE de personnes positives ?
Peut-être même connaissez-vous des personnes autour de vous qui ne “s’embêtent” plus avec les personnes négatives, en ayant érigé cette phrase comme un précepte non-négociable dans leur vie.
J’avoue, je dis cette phrase à certain.e.s client.e.s, car c’est parfois une nécessité dans leur cheminement vers l’amour et le respect de soi.
Je me la suis BEAUCOUP dite aussi.
Là où je nuance, c’est que ce n’est PAS TOUJOURS, et PAS TOUTE NOTRE VIE, la solution.
Evidemment, ne soyons pas maso, si l’entourage est toxique, il peut être URGENT de s’en éloigner.
Ce qui peut être dangereux, c’est le côté extrême, qui exclurait TOUTE forme de négativité relationnelle.
Là, très franchement, à part vivre en ermite, je vois mal comment c’est possible, car :
– Nous sommes des êtres sociaux
– Nous sommes imparfaits
– Donc, nous sommes forcément confrontés, dans nos relations (mais dans la vie aussi de toute manière), à du “négatif” (en réalité, à des défis qui nous font grandir)
Certes, s’entourer de personnes positives contribue à nous sentir bien mieux qu’entourés de c*n.ne.s.
Mais ne vivre qu’avec des personnes positives autour de soi peut être une fuite.
En quoi est-ce une fuite de ne s’entourer que de personnes positives ?
Ludovic Leroux en parle dans son livre Nerf Vague : Adieu stress, anxiété, timidité.
Cela revient au même que de rester dans sa zone de confort.
En évitant de se confronter au négatif chez l’autre :
1. On se maintient dans une bulle, qui est illusoire et risque d’éclater en nous plongeant violemment dans l‘insécurité. Bonjour la claque !
2. On évite toute situation d’insécurité relationnelle et ainsi, on ne voit plus qu’on est soi-même toujours en situation d’insécurité, de survie. Si je me protège de l’extérieur, je peux être amenée à croire que rien ne peut m’arriver. Non seulement cela m’isole, mais cela me berce dans un faux-semblant vis-à-vis de mon état intérieur.
3. On ne “muscle” pas nos ressources pour revenir au calme. Si je me coupe de tout danger, je ne risque pas d’apprendre de nouvelles compétences, ni pour moi, ni dans ma relation aux autres. Ludovic Leroux explique ainsi que pour autoréguler son système nerveux, il faut connaître son mécanisme de survie et se tester dans les situations, s’entraîner à revenir dans un état apaisé.
4. On peut même finir par se croire dans une situation de toute-puissance (où l’ego nous dessert) et s’isoler. On s’enlise dans un cercle qu’on croit vertueux. L’ego ayant pour but, je le rappelle, de nous maintenir en vie, de nous protéger. CQFD.
Je l’ai vécu.
Mon expérience sur le sujet
Alors que je traversais une situation éprouvante, j’ai été confrontée par une relation. En état de fragilité, avec mes émotions complètement en vrac, ma solution de survie a été de fuir cette relation, de couper court au dialogue. Pensant qu’ainsi, j’écoutais mon besoin et servais mon bien-être. Cela n’était pas tout à fait faux, mais… Plus le temps passait, plus la relation empirait, car mon “blocus” mettait l’autre en réaction. Et plus sa réaction agressive m’insécurisait, plus je faisais blocus. J’ai beaucoup jugé. J’ai pensé que j’étais quand même plus à même de savoir ce qui était bon pour moi, et que ce n’était pas moi le problème. Ce n’était pas tout à fait faux, mais il y a toujours 2 facettes. Je me suis bercée dans une histoire qui m’arrangeait bien, inconsciemment (les fameux bénéfices secondaires à se maintenir dans une situation pourrie).
Pour sortir de cette situation, il fallait que je me confronte. Que je m’ouvre. Que je parle. Tout l’inverse de mon côté “escargot dans sa coquille”.
Cela a fini par arriver. Cela a été dur, très dur émotionnellement, psychologiquement.
Mais je suis allée au-delà de moi-même car j’ai puisé dans des ressources que je ne pensais pas accessibles ou présentes en moi.
Cela m’a libérée à un point !
L’ego, ami et ennemi
C’est là la difficulté de notre humanité… L’ego est tout aussi dynamisant que bloquant. Il peut nous raconter des histoires soi-disant pour notre bien, et nous empêtrer dans une ornière dont il est difficile de sortir. Il peut nous bercer dans un confort ou une sécurité illusoire qui nous maintient dans un pseudo-bien-être et nous empêche d’évoluer. Car c’est bien dans le tumulte, le chaos, le défi qu’on évolue.
Alors oui, s’entourer de positif cultive le positif en nous. Mais ce n’est pas la seule et unique réponse toujours, tout le temps.
En quoi cela vous parle ?
Emilie
Crédit photo : © SolStock – Getty Images Signature
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